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Après toutes les émotions du salar et de la mine, on avait bien besoin de se (re)poser. Alors on a décidé de s’arrêter 15 jours dans la ville de Sucre (à prononcer « Soucré »), où on a organisé un petit quotidien parfait. On vous le raconte dans cette nouvelle Gazette du Tour du Monde.

Back to school
À Sucre, finies les vacances : c’était la rentrée pour Caroline! Une semaine de cours d’espagnol, à raison de 3h par jour en tête à tête avec Señora Cecilia pour travailler les temps du passé, du futur, et beaucoup de vocabulaire nouveau. Et des devoirs tous les soirs. Passionnant et hyper utile mais aussi épuisant… on a clairement perdu l’habitude de se concentrer autant. Ça promet pour la reprise 😉

VRAIMENT comme à l’école !

Pendant l’école de leur maman les enfants ont aussi bien travaillé ; fiches de lecture, fractions et autres plaisirs géométriques. La grande nouvelle? Suzie commence à déchiffrer des syllabes, et elle a fini son 4e cahier d’école, Elle reste clairement la plus motivée !

 

Nos petites habitudes
Pendant ces 15 jours à Sucre nous nous sommes installés et sentis comme à la maison, chez Bertha et Pepe et leurs enfants Matteo et Luciana (voici leur contact sur Airbnb). Au programme :
des dîners internationaux, chaleureux, gourmands et très joyeux. Quel plaisir que ces soirées à discuter en espagnol avec des accents du monde entier, et de partager nos expériences de vie et de voyage…

Autour de cette table : 4 Boliviens, 5 Français, 1 Japonaise, 1 Espagnol et 1 Allemand !

du foot, tous les jours pour Nino avec Matteo dans la cour de la maison, et il a même participé à plusieurs entraînements avec l’équipe de Matteo. Le rêve.
du roller pour Suzie qui s’est prise de passion pour les patins de Luciana.
des Lego pour les 5 enfants ! Lucas et Nino ont été effarés du prix des très rares Lego en Bolivie, et ont laissé quelques planches, briques et personnages à Matteo et Luciana

Lego & roller-party dans la cour

un déjeuner du dimanche midi en famille avec Pepe, Bertha, Matteo et Luciana, dans la tradition bolivienne : au restaurant pour manger des salteñas. On a ainsi appris que ces petits chaussons ne se mangent pas du tout comme des empañadas mais comme des œufs à la coque !

Salteñas et piquante de pollo, 2 recettes typiques de Bolivie

une sortie qui nous a beaucoup émus; après le restaurant toute la famille nous a emmenés au grand cimetière de Sucre, où nous avons rendu hommage au papa de Pepe, décédé il y a un an exactement. Il vivait depuis des années chez Bertha et Pepe. Nous nous sommes sentis très honorés d’être invités à partager ce moment intime de la famille.

une super sortie entre adultes pour la grande fête de Sucre ; concert et danse jusque tard dans la nuit pendant que les enfants dormaient tranquillement. On a bien rigolé !

Jusqu’au bout de la nuit – ou presque

 

une petite maison toute simple mais idéale, dans un quartier très sympa où nous avons créé nos habitudes ; la petite épicerie du coin, le parc Bolivar et ses grands toboggans-dinosaures pas loin, une petite cour avec plein de place pour jouer. La preuve en vidéo :

 

Un peu de sucre à Sucre?
Apres le désert de SEL à Uyuni, les enfants avaient hâte de découvrir cette ville en SUCRE. Raté! La capitale administrative de la Bolivie, jolie ville coloniale aux façades blanches comme des meringues et aux balcons sculptés avec soin doit son nom au Maréchal Antonio José de Sucre, leader vénézuélien proche de Simon Bolivar pour lequel il a remporté de nombreuses batailles importantes contre les Espagnols. Sucre fut élu président de Bolivie peu après l’indépendance.
Bon, il y a quand même des sucreries à Sucre ; on s’est régalés des délicieux petits chocolats Para Ti – surtout ceux au lait qui enrobent une petite cacahuète hmmmm- on a organisé une soirée crêpes et cuisiné un fondant au chocolat. Fallait pas nous appâter !

La jolie ville de Sucre
Dans les mercados de Sucre, du soucré et du salé

 

Le petit cours de géopolitique locale
Quand les Boliviens ne sont pas contents, ils le font savoir. Et pas avec des grèves perlées, non non : ils bloquent carrément une ville entière – c’est un « bloqueo« . Nous sommes justement entrés dans Sucre alors que l’énorme bloqueo qui paralysait la ville était suspendu pour la journée. Porque un bloqueo? On vous la fait rapide : tout est parti d’un immense gisement de gaz naturel très fertile qui est exploité depuis une dizaine d’années dans la région. Il s’appelle « Incahuasi » et est situé à cheval sur les départements de Sucre et de Santa Cruz (la grande ville plus à l’est vers l’Amazonie, concurrente historique de Sucre). Les (énormes) revenus de ce gisement étaient jusqu’ici divisés à parts égales entre les deux départements, mais le président Evo Morales a décidé récemment que tout l’argent reviendrait désormais à la ville de Santa Cruz – où se trouve un gisement de… voix pour Morales lors des prochaines élections. Bref, les habitants de Sucre ne sont pas du tout du tout contents. Pour nous c’était plutôt chouette car il y avait très peu de touristes dans Sucre ; tous avaient évité la ville à cause du bloqueo.

 

Le nouveau mot : cabildo
C’est une réunion de TOUS les habitants d’une ville pour prendre une décision politique. À Sucre nous avons ainsi assisté au cabildo qui devait décider de la poursuite ou de la fin du bloqueo. Ouf, le cabildo a mis fin au blocus, mais la ville a demandé la destitution de tous les membres du gouvernement départemental, soutiens de Morales sur l’affaire du gisement de gaz. Ça a bien mis le bazar, les édiles locaux ont été très fâchés et Evo Morales a annulé sa venue pourtant habituelle à Sucre pour les festivités du 25 mai. Faut pas les chauffer, les Boliviens!

Le cabildo, sur la place Ex Estacion de Sucre
Le lendemain, le cabildo dans le journal

 

Le mur le plus incroyable du monde

Situé tout près de Sucre, il fait 2km de large et 40 mètres de haut. Rien d’extraordinaire jusque là. Mais en regardant cette photo de plus près, vous verrez plein de gros trous qui forment des lignes droites. il s’agit tout simplement… d’empreintes de dinosaures! Plus de 12 000 traces, de 150 espèces différentes, sur ce site découvert à la fin des années 1990. C’est tout bonnement extraordinaire. Les enfants ont été épatés, et ont parfaitement compris le principe des plaques tectoniques : c’est le mouvement de la plaque de Nazca qui, en plongeant sous la plaque sud-américaine, a redressé le sol sur lequel marchaient tous ces dinosaures. Il y 68 millions d’années, cet endroit était évidemment tout plat ; un lac s’y trouvait, où  des milliers de dinosaures venaient se désaltérer.

 

ZE place to be pour les dinos il y a 68 millions d’années, c’était là !

 

Dans ce Parque Cretacio, on peut s’approcher très près des empreintes et réaliser leur taille. C’est très impressionnant. Une autre grande source d’étonnement pour nous : ce site incroyable est situé au beau milieu… d’une carrière de ciment! D’énormes camions vont et viennent devant les empreintes toute la journée, et plusieurs couches du mur se sont déjà écroulées à cause des vibrations des travaux. Le site est en passe d’être classé par l’Unesco, ce serait vraiment une excellente nouvelle pour sa protection. En tout cas, on a appris beaucoup de choses sur les dinosaures, un vrai cours de Crétacé en direct.

Devant les traces d’un sauropode de 68 millions d’années…
Pour vous aider à reconnaître une empreinte de dinosaure (on sait jamais…)

 

Notre coup de cœur
On l’a appelé d’abord Totoro puis Rototo mais non : ce petit village au cœur de paysages grandioses s’appelle Torotoro, et il ne faut pas le manquer si vous passez par là. Ok, on n’y va pas par hasard ; pour le rejoindre il faut faire 5 heures de piste cabossée et poussiéreuse au possible, dans un microbes de 12 places au plafond très très bas, et où on ne peut pas ouvrir la fenêtre sous peine d’avaler toute la poussière rouge qui vole – on en mange d’ailleurs même sans ouvrir la fenêtre. Mais une fois là-bas, quel plaisir : des températures très heureuses, un village tout tranquille, des randonnées sublimes avec dès panoramas somptueux, des grottes surprenantes, des canyons impressionnants, et plein de traces de dinosaures très différentes de celles de Sucre. Ah, et un superbe gymnase -payé par les cotisations des touristes qui visitent le parc naturel – qui a fait notre régal pour des parties de foot endiablées!
A noter : d’ici quelques mois une nouvelle route asphaltée sera créée pour relier Torotoro à Sucre. Le village sera alors beaucoup plus accessible, et sans doute encore plus envahi par les touristes. A noter encore qu’on ne peut pas randonner sans guide, ce qui nous a agacés en arrivant mais ce que nous avons compris ensuite : pour certaines balades, il n’y a pas de sentier et il est impossible de retrouver son chemin tout seul. Pour d’autres balades plus simples et balisées, le guide n’a pas d’intérêt, mais les touristes paient pour les infrastructures du village. Le gymnase est d’ailleurs superbe!

Le village de Torotoro, au milieu des montagnes en forme de dos de dinosaures (le toit orange c’est le gymnase tout neuf 😉
En balade
Trace de dino : le record !
Sur la passerelle, à 350m au-dessus du canyon de El Vergel
Au fond du canyon, on fait le malin avant de plonger dans le rio tout glacé
Dans les cavités de la Ciuadad de Itas, à 3600m d’altitude,  avec nos nouvelles amies – qu’on vous présente plus bas

 

Le moment hors du temps

En repartant de Torotoro en minibus collectif, nous avons été stoppés par un accident ; un camion était tombé la veille dans le ravin – le conducteur s’était endormi au volant mais s’en est sorti sans une égratignure – et il fallait maintenant sortir l’engin de là. Nous avons donc attendu un long moment au bord de la route pour suivre les opérations. Un moment totalement imprévu, qui nous a obligés à nous poser, et à observer le monde tout autour de nous. Deux heures à regarder une jeune bergère qui fait avancer ses chèvres en lançant très habilement sa fronde, un petit colibri qui s’agite autour des fleurs devant nous,  des passagers curieux qui donnent leur avis sur l’opération en cours, une vieille dame qui file sa laine d’alpaga à l’ombre en étirant les poils entre ses doigts dans jamais les déchirer, puis en les tournant tournant jusqu’à ce qu’ils deviennent tout fins et très solides, un vautour qui rôde au-dessus des chèvres, et le clou du spectacle : un condor majestueux avec sa collerette blanche autour du cou et le bout de ses plumes immenses qui ressemblent à des doigts, qui plane pendant de longues minutes au-dessus de nous sans jamais battre des ailes, en suivant les courants. Et un panorama somptueux de montagnes et de vallées, qu’on a dévoré des yeux. Et au milieu de tout ça, 40 hommes qui arnachent, accrochent, décrochent, tirent, hissent, crient, transpirent, reculent, avancent, pour finalement parvenir à sortir le camion du ravin, après avoir 10 fois manqué y faire tomber la grue de secours. Pour tous ces Boliviens, c’était un jour comme les autres mais pour nous, ce fut un temps suspendu, au milieu d’eux.

 

 

 

Les rencontres

Julian notre fils aîné adoptif ; ce jeune Allemand blondinet de 20 ans qui voyage en Amérique du Sud pour apprendre l’espagnol et adore le foot a joué le rôle du grand frère avec Lucas, Nino et Suzie pendant 15 jours. On a bien prévu de se revoir en Europe, et en attendant on chambre nos équipes de foot respectives…

Avec Julian, concours de casque

Asami : une fille extraordinaire. Adami est Japonaise, Elle est vendeuse de vêtements à Tokyo et est tombée amoureuse de la Bolivie il y a 4 ans. Elle revient chaque année, chez Bertha et Pepe, et connaît tout le quartier. Son accent est à croquer, et sa passion des selfies et d’Instagram très rigolote.

Self-Asami

Les Ker et la boussole : nous avons rencontré à Sucre cette famille du 92 qui voyage depuis 10 mois comme nous, avec Elouan 8 ans et Malo 5 ans, et nous nous sommes revus plusieurs fois pour partager toutes nos histoires de voyage – les bons comme les moins bons moments – et pour faire plein de jeux rigolos. Vous pouvez retrouver le blog de Mathilde ici 

Avec Elouan, Malo… et un diplodocus

La smala : quelle super rencontre que celle que nous avons faite à Torotoro. La smala est une famille du Lot qui voyage 6 mois en Amérique du Sud avec 4 filles entre 2 et 11 ans (oui oui vous avez bien lu). Respect ! Et surtout, très bon feeling et de grandes parties de jeux, de foot, de tresses et de bracelets, de toboggan et de rigolade entre nos 7 enfants. Avec une super balade dont on se souviendra longtemps. On s’est retrouvés dans la ville de Cochabamba pour prolonger ce bon moment, et on s’est donné rendez-vous au festival Africajar en 2019 pour se revoir. Bonne route à vous la smala 😉

En balade avec la smala
Au fast-food de Cochabamba avec la smala : poulet-frites ou frites-poulet

 

Quelques infos en bref 

Les enfants les plus chanceux du monde : vous pensiez que les Malakids étaient déjà archi pourris-gâtés, avec des parents bien sympas qui les baladent dans les plus beaux endroits du monde? Et bien ils sont encore plus chanceux que ce que vous pensiez : en arrivant à Sucre ils ont tout simplement vécu, rien que pour eux, une vraie chasse au trésor, avec des indices, des endroits à éliminer et à visiter – pour arriver au trésor, caché chez Monsieur le Consul Honoraire de France, rien que cela ! Comment est-ce possible? Car ces enfants ont aussi une tante hyper méga sympa, que nous n’avions pas réussi à rejoindre en Bolivie quand nous étions à San Pedro de Atacama au Chili (cf gazette 21 pour ceux qui ne suivent plus), et qui leur a laissé cette surprise qui a fait saliver les enfants pendant 3 semaines. Mille mercis à toi Claire!

La meilleure chasse au trésor ever… avec des Lego dedans bien sûr

 

L’auto-cours de marketing en totale autonomie : Lucas a réalisé sa première vente de bracelet, auprès d’une guide de Torotoro qui le regardait fabriquer un bracelet (1h de préparation quand même). Encouragé, Il a calculé le prix idéal de vente – moins cher que les magasins Boliviens mais assez cher pour faire un petit bénéfice une fois soustrait le prix de la matière première – et propose désormais ses bracelets aux touristes que nous croisons dans les bus. Et quand c’est Nino qui vend, Lucas lui verse une commission. Et tout ça pour acheter… des cartes de foot Panini et des mangas sur sa liseuse, pardi ! Voilà, pas besoin d’aller en école de commerce !

Le fabricant-vendeur et sa première cliente!

 

La Fifarnaque : En Bolivie les vendeuses de Panini osent tout, et surtout gruger la FIFA! Elles ouvrent les paquets de cartes et les vendent à l’unité, par équipe. Évidemment ça revient plus cher que dans un paquet, mais on avoue : on n’a pas résisté quand Lucas et Nino nous ont supplié avec des yeux de Bobby (cf plus bas) devant LA carte d’Antoine Griezmann. Mais c’est quand même beaucoup plus rigolo de les voir ouvrir fébrilement un paquet en espérant y trouver Pogba, Messi ou Neymar, alors on ne cède plus aux sirènes des petites vendeuses. Mais il va falloir en vendre, des bracelets, pour terminer l’album…

 

 

Le livre du moment : Le Tour du Monde en 80 jours– what else? Trois chapitres par soir, lus tous ensemble avant d’aller au lit – et un suspens parfois intenable qui mettait Lucas et Nino au supplice. Quel plaisir de lire les descriptions que fait Jules Verne des rizières d’Asie, des tempêtes du Pacifique ou encore des plaines américaines. Et nous avons réfléchi ensemble sur cette phrase qui conclut l’aventure : « dans ce voyage, Phileas Fogg n’avait rien gagné, si ce n’est le bonheur« . Nous, on se dit que jusqu’ici on a gagné le bonheur, et bien plus encore !

On a aussi emprunté plein de livres à l »Alliance Française. Découvrir le « guide du zizi sexuel » en Bolivie, il fallait le faire !

 

L’instrument du voyage : c’est LE vrai souvenir que nous aurons rapporté jusqu’à présent. Marc a craqué pour ce charango, instrument typique de Bolivie. Il a pris quelques cours avec Pepe, et on ne manquera pas d’aller voir les spectacles de l’école de musique bolivienne en France qui se tiennent non loin de chez nous, dans le 14e, pour améliorer notre technique.

Avec un verre de vin et un gâteau au chocolat on apprend toujours mieux…

 

Le chien du mois : Vous l’avez compris, ce tour du monde est également celui des animaux domestiques. Une nouvelle passion pour les enfants. À Sucre, c’est Bobby qui les a fait fondre, avec ses petits sauts ridicules craquants dès qu’on rentrait à la maison, sa manie de manger les semelles des chaussures, et son petit t-shirt pour dormir. La palme de la mignonnitude, c’est pour lui.

Les inséparables, Suzie & Bobby

 

 

Le point coiffure : Lucas est bien parti pour gagner le pari qu’il a fait avec son père : ne pas se couper les cheveux pendant tout le voyage. On est donc en ce moment sur un carré long dégradé, avec une nouveauté : la tresse ethnique, fabriquée par nos amies de la smala. Suzie aussi en arbore une fièrement. Il faut maintenant apprendre à les faire, pour s’occuper à la récré l’an prochain.

Atelier tressage dans les gradins d’un gymnase

 

L’info un peu beurk : n’en déplaise aux fans des Merveilleuses cités d’or, les Incas étaient loin d’être des enfants de choeur. Par exemple, ils enserraient les crânes de leurs nouveaux-nés pour leur donner ue forme la plus oblongue possible. Ils pensaient qu’ainsi, avec le cerveau plus proche d’Inti, le dieu-soleil, les enfants seraient plus intelligents… Du coup dans les musées, on voit plein de crânes en ogive, et on a mal pour eux a posteriori. Zarbis, ces Zincas…

A moins qu’il ne s’agisse du crâne du Grand Schtroumpf ?

 

L’héroïne du mois : Juana Azurduy
Elle a participé à la libération de la Bolivie, Elle s’est cachée dans la jungle pendant des années et y a perdu 4 enfants, Elle n’a rien lâché et conduit des armées de soldats dans de grandes batailles. Simon Bolivar aurait dit qu’il aurait mieux valu donner au pays le nom de Azurduy et non celui de Bolivar. Nous aurions en ce cas voyagé en Azurdie. Une sacrée wonderwoman, donc. Mais Juana est morte oubliée de tous, le jour anniversaire de la révolution bolivienne. Patriote jusqu’au bout. La Bolivie la redécouvre et la célèbre désormais. Viva Juana !

WonderWoman bolivienne

 

Il était temps…

d’essayer les feuilles de coca ! On l’a fait lors d’une balade en plein cagnard, à jeun, pour nous donner de l’énergie. Il faut coincer les feuilles de coca dans une joue et les mâchouiller constamment pour en sortir le jus, verdâtre et très amer. Normalement la coca fait passer la faim et avancer plus vite. Visiblement, il nous en faut plus pour nous couper l’appétit, et on s’est jetés sur le pique-nique comme des morts de faim. Verdict : les feuilles de coca, on les préfère dans l’eau chaude au petit matin.

Trouvez les joues qui mâchent la coca

 

Pour savoir enfin ce qu’on mange : le quinoa, c’est la mode en France, mais personne ne sait vraiment à quoi ça ressemble en vrai. Alors voilà : 

Du joli quinoa rose

La Bolivie est le premier producteur de quinoa au monde, avec le Pérou – nous nous réjouissions donc d’en dévorer tous les jours. En réalité, la quasi-totalité du quinoa produit est exporté vers les pays occidentaux et leurs bobos gourmands (= nous). Résultat, les Boliviens ne mangent que très rarement du quinoa (plutôt des pommes de terre, du riz et des pâtes), et les plats de quinoa sont assez chers dans les restaurants. 

 

Alors, on rentre ou on continue ?
On s’est posé la question, un soir, pour voir : « Et si on continuait le voyage un an de plus, tiens?« 

  • Réponse de Nino : « Un an sans les copains ça va, 2 ans pas question ».
  • Lucas : « Revenir juste pour la 3e? C’est trop loin »
  • Suzie : « Ah non, je veux aller au CP ».
  • et les 3 encore : « Si on repart pour un an la famille ne viendra plus nous voir puisqu’ils sont déjà venus une fois. Et un an entier sans voir la famille, non merci » .
  • Les parents : « Un an de plus sans apéro avec les amis, trop dur. Et le retour va être un nouveau challenge, on n’a pas peur ! »

Conclusion :  on ne rentrera pas « parce qu’il faut bien rentrer », on rentrera parce qu’on en a vraiment envie. Envie de revoir tous ceux qu’on aime, de retrouver notre ville, et envie de démarrer une nouvelle aventure tous les 5, en continuant sur notre lancée, avec l’énergie et l’optimisme qui nous habitent en ce moment-même. Ça nous a fait beaucoup de nous le dire tous ensemble

 

Et pendant ce temps à Malakoff : Partir loin, c’est oublier les contingences matérielles de la vie « normale », mais celles-ci se rappellent parfois à nous. Au mois de mai il nous a fallu gérer comme tout le monde la déclaration d’impôts -vive la dématérialisation- ainsi que le départ de nos 3 locataires qui quittaient notre appartement. Grâce au Malak-réseau nous avons trouvé à distance un nouveau et très sympathique locataire, et grâce à nos relais sur place tout s’est très bien passé. Un très grand merci officiel à Madine qui a réalisé les deux états des lieux consécutifs et à Fred qui a assuré la logistique. Quand on est loin, c’est tellement précieux de pouvoir compter sur des personnes de confiance !

 

Next step?

Après la douceur de Torotoro, nous prenons un bus de nuit en direction de La Paz, dans les hauteurs… Sacré trajet, qui annonce la fraîcheur à venir dans le Nord de la Bolivie, jusqu’au lac Titicaca. À suivre, dans la prochaine gazette ! 

Caroline, Marc, Lucas, Nino et Suzie

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Claire B
juin 28, 2018 at 22:45 Répondre

Ah j’ai l’impression d’y retourner, merveilleuses descriptions …
Sinon Lucas je t’achète un bracelet pour rajouter à mes 2 bracelets boliviens (ma couleur préférée est le orange !)
Bisous

La smala
juin 29, 2018 at 13:33 Répondre

Pour nous aussi ça a été une super rencontre. On vous attend pour Africajarc 2019 mais n’hésitez pas à venir avant si l’envie vous prend.
Bisous La smala

Madine
juin 29, 2018 at 23:36 Répondre

Extraordinaires , ces traces de pas de dinosaures!!!et très émouvant !🦖🦖🦖
Par contre, vous n’avez pas l’air de réellement apprécier la coca…🍃🤢
Et nous aussi, nous avons vraiment très envie de vous revoir…alors à très bientôt!!
Bisous 😘

Papito
juillet 1, 2018 at 00:12 Répondre

Ne parlez pas encore de rentrer même si nous avons tous envie de vous voir; le Mexique va vous épater aussi, différemment.
C’est magnifique d’avoir gardé une telle solidarité entre tous les 5, sans que les enfants ne regimbent ni ne se disputent. Un vrai bravo aux animateurs, et un grand bravo aussi aux reporters qui nous ont fait vivre cette année d’aussi près.
Quel plaisir ce sera de tout relire d’un coup à la suite, avec les photos.
Vivement les articles sur le Pérou!

Tatie Julie
juillet 2, 2018 at 20:07 Répondre

Vous nous manquez aussi ❤️

MalakFamily
juillet 4, 2018 at 23:46

💚

Bambi
juillet 18, 2018 at 17:51 Répondre

Bravo, bravo et encore bravo. Vous vivez des moments fabuleux, vous faites de superbes rencontres, des expériences magnifiques (il n’y a pas que la coca), et devenez experts en photos et reportages..Je vous embrasse

MalakFamily
juillet 23, 2018 at 17:09

Bisous de nous 5 !

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