ENTREZ VOS MOTS CLES

OMG déjà la 20e gazette, 8 mois de voyage… et on n’est toujours pas lassés! Il faut dire qu’au Chili on a été transportés dans des univers très différents, depuis Punta Arenas en Patagonie jusqu’au désert le plus aride de la planète en passant par la grosse mégalopole, et le joli bord de mer. On ne risquait pas de s’ennuyer…

 

 

La leçon d’Histoire 1

Au Chili comme en Argentine – et comme dans toute l’Amérique du Sud visiblement – on ne peut pas voyager sans se frotter en permanence à l’histoire récente du pays. La fin de la dictature a pris fin il n’y a même pas 20 ans… Pour mieux comprendre, nous nous sommes plongés dans un livre sur la dictature, très bien écrit et dont on ne sort pas indemne (La quatrième dimension, de Nona Fernandez, qui vient de sortir chez Stock), un film qui se termine bien car il raconte la campagne politique de 1988 qui vit la victoire du Non au référendum de Pinochet (NO, film de 2012 avec Gael Garcia Bernal) et une visite édifiante au Musée de la Mémoire et des Droits Humains de Santiago du Chili, où l’on voit des centaines de visages de jeunes gens disparus pendant cette période, des témoignages de rescapés des camps de détention et une documentation très importante sur cette période. Ce ne fut pas une visite facile pour les enfants, mais on sait bien que « ceux qui ne connaissent pas l’Histoire sont condamnés à la revivre », et il nous semble important de leur faire comprendre la chance qu’ils ont de vivre libres, en démocratie, et l’importance de défendre le vivre-ensemble. Lors notre visite du cimetière de Punta Arenas (cf gazette précédente) nous avions aussi vu les stèles édifiées à la mémoire de la vingtaine de disparus de la ville, avec leurs photos. Le plus jeune n’avait pas 20 ans.

Et figurez-vous qu’à Malakoff, nous habitons rue Salvador Allende. Au Chili nous avons donc creusé également l’histoire d’Allende, compris en discutant avec des Chiliens que les avis sur sa présidence sont très partagés, et visionné moult fois, dans plein de musées différents, les fameuses images du bombardement de la Moneda -le palais présidentiel- lors du Coup d’État militaire du 11 septembre 1973. Cette année, nos enfants n’auront pas étudié la Renaissance ni la Révolution Française, mais ils ont beaucoup appris sur l’histoire récente de l’Amérique du Sud. Et Suzie nous parle souvent du « camp du OUI et du camp du NON » – les clips vidéo des deux camps lors du référendum l’ont beaucoup marquée. Des cours d’Histoire très concrets, donc, pour nous tous.

 

La leçon d’Histoire 2

Le musée des arts précolombien de Santiago est un régal pour les yeux, avec des pièces épatantes et une muséographie très bien réalisée. A ne pas manquer si vous passez dans le coin! On y a découvert le livre de comptes le plus original du monde ; une ceinture avec plein de ficelles et de noeuds qui date du temps des Incas, et grâce à laquelle le comptable du village notait les biens de chacun pour calculer les taxes afférentes.  Autre coup de coeur : les somptueuses statues de plus de 3 mètres de haut qui ont dû inspirer Hergé…

Un véritable ordinateur portable, plus léger et décoratif qu’un Mac 😉
Aucune n’avait l’oreille cassée 😉

 

Le meilleur brainstorming du voyage 

Il a eu lieu à Santiago, sur les hauteurs du Cerro San Cristobal, et le sujet était tout simplement « comment sauver les forêts du Chili? ». Et nous, on était là en guest-stars, au milieu de plein de responsables associatifs hyper impliqués. Comment avons-nous atterri là? Grâce à Roque, qu’on a rencontré dans l’avion Rio de Janeiro – Santiago et qu’on a recontacté en rentrant de Patagonie. Roque parle un français parfait car il a étudié au lycée français, et il connaît parfaitement l’écosystème chilien car il monte des projets pour faire  pousser des plantes dans la région d’Atacama. Il est passionné et passionnant, super sympa et très drôle. Il a passé toute une soirée à nous raconter son Chili depuis le sommet de Santiago, et nous a invité à la réunion qu’il organisait 2 jours plus tard. Pas facile avec notre espagnol qui n’est pas assez technique pour suivre toutes les discussions, mais on a fait ce qu’on a pu pour donner des idées, on a senti plein d’énergie positive, et les enfants ont été très inspirés par le sujet du jour. On a hâte de recevoir Roque lors de son prochain passage à Paris (Roque si tu nous lis, sache que tu n’as plus le choix maintenant 😉

En pleine réflexion avec Roque
La meeting room avec la plus belle vue du monde
Avec la fine équipe prête à sauver les forêts chilienne
La contribution de Lucas

 

 

 

Rendons à Valpo ce qui est à Valpo

Depuis le début de notre voyage, nous avons visité de nombreuses villes qui se disent « capitale mondiale du street art ». On commençait à être blasés et on s’imaginait que Valparaiso, comme les autres, exagérait un poil. Que nenni! Dans cette ville aux 42 collines, pas une rue, pratiquement pas un mur sans une de ces oeuvres colorées qui change le visage d’un quartier. Dépassées Melbourne, Rio ou São Paulo. Ici, l’art est partout, et les fresques, mosaïques, pochoirs ou collages s’enchaînent plus beaux les uns que les autres. On a beaucoup grimpé, pris beaucoup de vieux ascenseurs extérieurs et surtout des dizaines de photos, et c’était très dur d’en faire une sélection pour la gazette. En tout cas le temple du street-art c’est bien Valparaiso – et c’est notre dernier mot.

 

 

 

 

En grimpant un des très nombreux escaliers colorés de Valparaiso

 

Comme à Malakoff

Quelle joie de bouquiner pendant des heures à l’Institut Français de Santiago. BDs, mangas et Sciences&Vie Junior pour les enfants, Elle, Télérama et les Inrocks pour les parents. L’occasion de confirmer qu’on est complètement largués en ce qui concerne l’actu culturelle de la scène française. On compte sur les copines et copains super branchés pour nous mettre à jour au retour et nous lister les 10 films, séries et albums à rattraper 😉

Comme à la médiathèque

A San Pedro de Atacama, on a fait le plein d’acides gras saturés : chocolatines tous les matins et sandwiches à la BAGUETTE grâce à la Franchuteria, une boulangerie créée par deux frangins du Nord de la France, qui rencontre un succès fort mérité. Et dans les sandwiches on a mis tout plein d’avocats, notre péché mignon, dont on a fait également une cure. Incroyable en plein désert, mais ils étaient aussi bons que ceux du lac Inlé en Birmanie !

 

Comme à Deauville

On était tellement contents de voir la mer qu’on a passé une journée entière au port de Valparaiso, à courir après les mouettes, regarder de gros animaux affamés (qu’on ne verra JAMAIS à Deauville, mais plutôt dans l’article de Nino), déguster du bon poisson local et prendre le soleil sur la plage. Et on lui a dit au revoir, à la mer, car on ne va pas la revoir avant la mi-juillet au Mexique.

La Malakfamily au port de Valpo
3 des 30 gros lions qui attendaient leur pique-nique sous le ponton…

 

La dame de Valpo

Quelle jolie rencontre ! Cette dame, en nous entendant parler français en montant dans le tramway, nous a chanté une Marseillaise parfaite, qu’elle trouve beaucoup plus beau que l’hymne chilien. Elle nous a expliqué que pendant la dictature, Pinochet avait ajouté à cet hymne une strophe rien que pour lui. Et que, comme beaucoup d’étudiants de l’époque, elle a toujours refusé de la chanter, elle faisait semblant. Au bout d’un moment nous avons switché de l’espagnol à l’allemand ; athlète de haut niveau elle avait résidé souvent à Cologne pour s’entraîner. Une très courte mais très sympathique rencontre, comme on les aime. De celles qui donnent encore plus de couleurs à chacune de nos journées.

 

Notre meilleure maison du Chili…

(et de loin) ce fut à San Pedro de Atacama, chez Brigitte et Miguel. On ne devait rester que 4 ou 5 jours dans leur casa de los musicos , elle a finalement été notre maison pendant 10 jours. Cette petite auberge porte bien son nom ; la porte d’entrée actionne une guitare, le boss nous réveille au son du piano ou de la contrebasse, Lucas et Nino ont tapé pour la première fois sur les touches d’un piano – à la fin ils savaient tous les deux jouer « J’ai du bon tabac », woaw 😉 Suzie a découvert la guitare, et on a écouté de la musique chilienne toute la journée. On s’est sentis comme chez nous, en famille. On mangeait nos croissants le matin, on faisait l’école et les journaux de bord, on discutait avec tous les voyageurs qu’on a rencontrés – Audrey et Toufik, Mathieu, Rébecca -, on partait se balader, on rentrait pour jouer avec les chats et cuisiner notre petit dîner, on faisait de la musique, on discutait avec les patrons longtemps le soir. Brigitte et Miguel ont même gardé les enfants pendant qu’on allait écouter un concert des amis de Miguel, et le dimanche midi on a fait un grand barbecue tous les 7, on est sortis de table à 16h… comme en famille, on vous disait. C’est loin d’être comme ça dans toutes les auberges, et c’est loin d’être comme ça avec tous les clients nous ont dit Brigitte et Miguel. En tout cas entre nous ça a « matché », et on a eu du mal à partir! Quel bonheur, toutes ces rencontres en voyage…

L’asado de Miguel

 

L’expérience du désert

On avait trop d’images fantastiques à vous montrer, alors on a créé une petite annexe de la gazette pour vous faire partager ces moments fabuleux de liberté que nous avons ressentis au coeur du désert d’Atacama. Un régal de ciel bleu, d’air pur et d »horizon, et c’est dans cet article-là.

Devant le volcan Licancabur, 5920 mètres au top

 

Pour celles qui n’aiment pas mettre la tête sous l’eau (suivez mon regard…)

Une solution existe ; la lagune salée! Dans le désert d’Atacama, l’eau des lagunes est glacée  et très profonde mais on y flotte encore mieux que dans la Mer Morte. C’est très impressionnant. Et en sortant, attendez 3 minutes avant de vous sécher : vous pourrez alors recueillir plusieurs grammes de sel à même votre peau. En revanche, on ne l’a pas utilisé pour saler nos sandwiches tomate-avocat car il est tout à fait impropre à la consommation. On a juste fait un petit gommage 😉

Hey, ça flotte les gars?

 

Pour celles qui n’aiment pas mettre la tête sous l’eau – Bis

Plus aucune excuse pour ne pas vous mettre au surf! Certes, il faut venir jusqu’à San Pedro de Atacama, mais c’est un détail 😉 Ensuite vous attrapez votre surf, vous montez sur la plus haute dune de sable, comme on est à 2500m d’altitude vous ramassez vos poumons qui sont restés en bas, puis vous vous élancez ! 15 minutes d’effort pour 15 secondes de glisse, et ça ne fait même pas mal quand on tombe. On s’est éclatés, et les enfants auraient pu grimper sur la dune toute la nuit.

Hoy, ça farte !

 

Là où on s’est très bien débrouillés

La région d’Atacama est la plus connue du Chili, et à juste titre : les paysages de désert et de lagunes sont hallucinants, les montagnes du début de l’Altiplano sublimes, les premiers salars époustouflants. Il y a donc beaucoup de touristes dans ce petit village, perdu à 2500 mètres d’altitude au Nord du pays, tout près des frontières avec l’Argentine et la Bolivie. Des centaines d’agence proposent aux voyageurs des « tours » -très chers- pour visiter tous ces endroits sublimes, et le centre du village grouille de sacs Décathlon et autres vestes North Face dès la nuit tombée. Excentrés dans la casa de los musicos, nous avons très peu vécu le monde, et nous avons loué une superbe jeep rouge pour nous balader en autonomie. Résultat : nous étions tout le temps en décalage avec les tours-opérateurs, et donc très tranquilles. Mention spéciale à la Laguna de Baltinacche où nous avons flotté absolument… seuls au monde.

 

 

 

Au pays des météorites

À San Pedro on a visité le musée des météorites. Petit par la taille, énorme par son contenu!  On a compris pourquoi c’est ici qu’on trouve le plus de météorites : ce n’est pas parce que toutes les météorites de l’univers décident de s’écraser juste là, dans le désert, pour avoir bien chaud. Elles s’écrasent partout évidemment. Mais dans ce paysage hyper plat et aride, elles se conservent beaucoup mieux que dans la jungle amazonienne… On a aussi été émus en soulevant une météorite et en réalisant que c’est grâce à plein de cailloux comme ça que notre Terre a été créée, il y a des milliards d’année. 

 

La meilleure leçon d’astronomie du monde

Elle a eu lieu au meilleur endroit du monde pour observer le ciel, dans la région d’Atacama bien sûr.  On a suivi une des leçons hyper courues d’Alain Maury, astronome installé à San Pedro depuis 20 ans. Il faut dire qu’on n’y connaît rien du tout, en astronomie, à part la Grande Ourse – qu’on ne peut pas voir depuis le Chili puisque le ciel n’est évidemment pas du tout le même que le ciel français. Alain Maury est drôle, il raconte plein d’histoires d’étoiles et de constellations en mettant plein de blagues dedans, alors les enfants ont adoré son discours, même debout dans le noir pendant 3 heures. Ah oui, il faut aussi dire qu’il a un sabre laser qui pointe les étoiles, alors forcément…

Lucas a surtout retenu que tout est faux dans Star Wars, qu’il faudrait 88 000 ans pour aller sur l’étoile la plus proche avec les technologies actuelles et qu’E.T. était vraiment bêta d’avoir raté l’horaire de son bus-soucoupe volante après avoir voyagé des milliers d’années pour arriver 

Et après la leçon, l’observation : en regardant dans les énormes télescopes installés dans le jardin d’Alain Maury, on a pu voir Sirius l’étoile la plus brillante, Alpha du Centaure le système stellaire le plus proche de nous, Jupiter et ses 4 lunes, des nébuleuses superbes et… le nuage de Magellan, qu’on a adoré parce qu’on dirait vraiment que c’est un morceau de puzzle tombé de la Voie Lactée – exactement ce que Magellan avait cru en le découvrant. On a regretté de ne pas avoir plus de temps pour l’observation, mais c’était déjà très nouveau pour nous tous, et maintenant on va regarder le ciel bien plus attentivement. En tout cas, Suzie nous a bluffés en reconnaissant la ceinture d’Orion dès le lendemain !

Le trou en haut à gauche dans la Voie Lactée, c’est une galaxie, et le petit rond laiteux en bas à droite, c’est le Nuage de Magellan. Merci à notre ami Mathieu rencontré à San Pedro pour la photo!

 

 

 

Les infos en bref

Le pincement au coeur

En prenant l’avion pour San Pedro de Atacama, nous sommes passés devant le poste de contrôle où notre cher couteau suisse avait été confisqué (cf gazette précédente), et nous l’avons reconnu dans la boîte à confiscation. Nous lui avons fait un petit coucou très nostalgique, et notre seule consolation a été de voir qu’il était bien entouré par plein d’autres copains couteaux (et moult copines fourchettes)

En 15 jours plein de nouveaux couteaux et ciseaux avaient rejoint notre ami suisse

 

Le mot-révélation : Adobe

Jusqu’ici, en bons geeks, on pensait juste que c’était le nom d’un logiciel mais pas du tout. C’est une sorte d’argile orange mélangée à de la paille ou du foin, avec laquelle on construit les maisons dans la région d’Atacama – et dans beaucoup de pays d’Amérique du Sud, et au Maghreb également. On ne téléchargera plus jamais Adobe Flash Player de la même façon!

L’église en adobe de San Pedro de Atacama
Dans le village de San Pedro

 

Le record : 4200

En mètres, c’est notre record d’altitude à tous! C’était lors de notre journée aux lagunes Miscanti et Miñiques , au début de la région de l’Altiplano. Tout le trajet pour y aller depuis San Pedro est un pur émerveillement. Arrivés tout en haut, on n’a pas du tout souffert de l’altitude. Il faut dire que les Chiliens surveillent leurs espaces naturels de très près ; autour des lagunes on ne peut pas quitter les chemins balisés, on n’a donc pas tellement l’occasion de marcher. Mais les petits chemins qu’on a empruntés ont quand même fait battre nos petits coeurs très vite. En tout cas on a respiré bien profondément en prenant notre pique-nique entre les lacs et les vigognes, et on a fait le plein de globules rouges. Et on s’est dit qu’on avait bien fait d’attendre une semaine à San Pedro avant de monter si haut, on était déjà bien acclimatés.

Heureux à 4200

 

Le chiffre : 6,2

… sur l’échelle de Richter => notre deuxième séisme du voyage, après celui de Bali en novembre. Au petit matin, une nouvelle fois. Et au 8e étage de notre immeuble à Santiago, ça a bien secoué!

 

La boisson : le pisco sour

Un nouvel apéro qu’on adore, avec du Pisco évidemment, du citron vert et du sucre de canne. Trop bon. Et la bonne nouvelle c’est qu’on en boit également en Bolivie et au Pérou – Pisco est d’ailleurs le nom d’une ville péruvienne. Bref, ces prochains mois, vous saurez où nous trouver à 18h30 😉

 

Le nouveau héros : Condorito

On voyait partout dans les rues du Chili – sur des grafs, des statues, ou des devantures de bars –  ce personnage mi-homme mi-condor, jusqu’à ce qu’on comprenne qu’il s’agit d’une bande dessinée, très populaire dans toute l’Amérique du Sud depuis sa création en 1949. On a donc investi dans un numéro de Condorito, dont on ne saisit pas bien tous les gags – ils se terminent tous par l’évanouissement d’un personnage qui tombe à la renverse, ça a l’air hilarant mais on ne sait pas trop pourquoi. On va creuser, et dans quelques semaines on vous en dira plus sur ce Gaston Lagaffe chilien!

En pleine lecture du dernier Condorito

 

La déception : San Pedro-San Juan

Malgré tous nos efforts, on n’a pas réussi à rejoindre depuis San Pedro de Atacama notre cousine Claire, de passage à San Juan de Rosario en Bolivie, de l’autre côté de la frontière – à 300km quand même. On a tout tenté (bus, chauffeurs, voiture de location…) mais on était clairement face à une mission impossible, tous nos plans ont raté. Énorme consolation pour les enfants qui étaient très désolés : une surprise les attend à Sucre, en Bolivie! Can’t wait !

 

À ne pas manquer : l’article de Nino

Il vous y raconte – entre autres anecdotes animalières très rigolotes – le désespoir de Gaspar le chien-saucisse : une vraie télé-novella animalière, et surtout une grande « leçon de choses » pour les enfants. Et oui, l’amour ne dure pas toujours, même chez les chiens-saucisses…

Pour lire l’article de Nino, ça se passe ici.

 

Et l’école dans tout ça?

Et bien, contrairement à ce que pourrait laisser penser cette gazette bien occupée, on est à fond! Pas un jour sans dictée ou exercice de maths, et avec le sourire (ou presque…), avec aussi de la musique grâce à Miguel, des travaux manuels grâce à un artiste de Valparaiso, et également… de la philo! L’un des chats de la Casa de los musicos s’appelant Pascal Blaise, nous avons organisé une réflexion autour d’une citation de Blaise Pascal : « la justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique ». Vous avez 2 h !

 

What’s next?

Un petit crochet de quinze jours par la région de Jujuy, dans l’extrême Nord de l’Argentine, pour profiter encore et encore des montagnes et faire de nouvelles belles balades. Tchao Chili, un pays passionnant et accueillant, et la destination idéale pour les amateurs de nature et de grands espaces – de la Patagonie au désert d’Atacama, quel régal!

A bientôt !

Caroline, Marc, Lucas, Nino et Suzie

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Laure
mai 13, 2018 at 16:20 Répondre

Bon, OK, j’aurai du lire les chroniques dans le « bon » sens, cela m’aurait évité de poser des questions « astronomiques » auxquelles j’ai la réponse ici
J’ai une question : comment renouvelle t-on les peintures du street art ? si il y en a sur tous les murs à Valparaiso, comment fait-on pour les nouvelles peintures? on efface les anciennes ?
J’ai cru comprendre que vous alliez au Pérou, saluez le Machu Pichu pour moi, …….43 ans après !!!
Re-bises
Laure

Madine
mai 13, 2018 at 16:29 Répondre

Vraiment passionnant , ce voyage à travers le Chili!
L’altitude vous réussit, les paysages magnifiques et les rencontres vous rendent manifestement tous très heureux!!
en dehors de la figure contrite de Nino devant la pile de couteaux confisqués…( pour consolation, Papito s’était fait retenir son Laguiole tout neuf en Italie, et une amie s’est fait confisquer le sien en Chine…)
Quant à la citation de Blaise Pascal, je pense qu’il me faudra plus de 2 heures de réflexion…mais c’est interessant!
En tout cas, nous comptons sur les explications des enfants pour nous aider à regarder le ciel cet été.
Grosses bises sucrées au pisco.

Papito
mai 13, 2018 at 18:36 Répondre

Toutes ces découvertes pour vous tous!!
Après tout cela, si les enfants ne sont pas écologistes et protecteurs de l’environnement et de la planète, dans le bon sens du terme…nous serions tous bien étonnés.
Admiration pour le courage studieux, les devoirs et la philosophie. Admiration vraiment!
A l’occasion si une autre leçon s’impose, reste le thème bien proche de celui de Pascal, celui de Goethe « Je préfère une injustice à un désordre ». Pablo Neruda et Pinochet, Thatcher et les syndicats, il y a tant d’autres exemples et contre-exemples.
Beaucoup d’enseignants et d’experts pensent qu’il faudrait placer la philo beaucoup plus tôt dans le cursus scolaire, vers la troisième, un âge où le cerveau est encore libre, la réflexion est large et le temps n’est pas compté comme en terminale. Et je serais assez d’accord avec cette idée.
Continuez, continuez, engrangez les expériences et les aventures.
Bises
Papito

Claire la Bolivienne
mai 13, 2018 at 21:56 Répondre

Ah San Juan ce coin reculé de la Bolivie sans route, sans connexion internet… Cela nous aura tenus en haleine ! Mais quel bonheur de pouvoir se parler et d’être sur le même fuseau horaire 🙂
Sinon tu m’as donné envie de franchir ces montagnes qui nous séparaient pour aller au Chili …
Bises

Marion mayette
mai 14, 2018 at 10:57 Répondre

Les roues et le passeport nous démangent en lisant ces lignes !! Quelle sensation délicieuse … Roque, nous te proposons un détour par le sud ouest lors de ton passage en France, comment pourrions-nous vous aider ?
Merci et bravo Caro & Marco, je rejoins Papito, je suis époustouflée par tout ce que vous réussissez à aborder avec les enfants durant vos étapes ! J’ai tant de questions vous imaginez !!!
Mille besos à todos

Lucie Baldeyrou
mai 14, 2018 at 17:29 Répondre

Nous avons également beaucoup appréciés les apéros pisco sour lors de notre voyage au Pérou… (mais parfois moins les glaçons qui vont avec ah ah!) du coup on connaît quelques adresses parisiennes pour en débusquer 😉 !! Nous avons même testé il n’y a pas longtemps la recette au thermomix à Loos !!
J’aime vraiment beaucoup lire vos gazettes. Gros bisous à tous les 5

Mamou
mai 17, 2018 at 13:26 Répondre

Ah comme vous êtes beaux mes chéris ! Et comme le Chili m’attire en vous lisant ! Je n’y ai vu que las Torres del Paine et c’est bien peu !! bientôt bientôt……Gros bisous

sylvie Risoul
mai 20, 2018 at 17:32 Répondre

Je vous ai ratés depuis un bon moment de la Mongolie lointaine avec ses steppes et sommets enneigés gravis et descendus enpoudreuseles chameaux dans la neige qui portaient nos bagages étaient etonnants!le snowboard sur dune paraît génial et vous êtes doués! Tristan va palir d envie!
Belles leçons dhistoire des incas aux périodes presque actuelles. Nos gardiens d immeuble chiliens à Meylan sont partis à cette époque. Belles leçons ďecologie, de géographie,ďastronomie,de musique, ďart.Les enfants n’oublierons pas!
Au plaisir de vous suivre
Et à cet été.

Sandrine SL
mai 22, 2018 at 15:07 Répondre

Comment démentir Jacques Brel, ces voyages vous instruisent à chaque seconde et vous êtes magnifiques tous les 4… Beaux et Intelligents à la fois…Tadadadadadada tadada ! 😉

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