ENTREZ VOS MOTS CLES

On avait tellement traîné en Bolivie qu’il ne nous restait plus beaucoup de temps à passer au Pérou avant notre premier avion depuis très longtemps. Mais en un peu plus de 15 jours nous avons eu un formidable aperçu de ce pays et de ses traditions, de Puno à Cuzco en passant bien sûr par le fantastique Macchu Picchu (à ce sujet, ne manquez pas notre tube de l’été…) C’est parti pour la 25e gazette de notre tour du monde.

 

Plus fraîches seront nos nuits…
On pensait se réchauffer un peu en arrivant au Pérou. Bon, raté. Zéro degré dehors en nocturne, et idem à l’intérieur, dans des chambres toujours sans chauffage. Il nous fallait bien nos 6 couches de drap, de couettes et de couvertures et une bouillotte sous les pieds pour ne pas claquer des dents toute la nuit. Le plus étonnant est l’écart des températures avec la journée ; en plein soleil il nous est arrivé d’avoir franchement chaud. Un élément à bien prendre en compte si l’on compte voyager au Pérou pendant l’été occidental. Tout le monde n’y pense visiblement pas, car dans toutes les auberges non chauffées, la météo est LE principal sujet de conversation. Parce qu’en général, quand il n’y a pas de chauffage il n’y a pas non plus d’eau chaude pour la vaisselle, et pas davantage… pour la douche. Déduisez-en ce que vous voudrez sur notre hygiène corporelle, mais on aurait bien voulu vous y voir! 

 

Les retrouvailles
Comme à chaque fois que nous avons reçu des visiteurs, nous avons été émus et très très heureux de retrouver Anne-Laure et Simon – le frère de Caroline-, venus pour une semaine vivre un bout de notre rêve au Pérou. Quelle chance nous avons eue de retrouver notre famille à plusieurs étapes de notre voyage. Que de merveilleux souvenirs communs au bout du monde nous avons maintenant avec eux! Et plus concrètement, une visite ça veut dire aussi:

  • des livraisons de livres, de magazines, et de matériel de supporters
  • du fromage et du saucisson
  • des nouveaux profs pour les enfants
  • des animateurs Bafa pendant les trajets en bus
  • et plein de fous rires et de super moments!
Super ces trajets en bus 😉

Pour les futurs tourdumondistes qui se/nous demandent « si c’est bien que la famille et les amis [nous] rendent visite pendant le voyage« , notre avis est unanime : certes on change de rythme – on va plus vite, on voit plus de choses, on rencontre moins d’habitants du pays, on fait moins l’école – mais ça donne surtout une énergie folle, on est super contents d’ouvrir notre cercle et de pouvoir changer les configurations familiales. Tout ça nous fait respirer encore plus grand, on profite à fond les uns des autres, on voit le voyage avec des yeux nouveaux et on est trop heureux de partager avec les gens qu’on aime des moments uniques dans des endroits fabuleux – comme la jungle brésilienne, le rocher d’or birman, les terrasses balinaises, le coeur de la trépidante Buenos Aires ou cette fois… l’aventure grandiose du Macchu Picchu. On ne sait pas comment ça se passera pour vous, mais de notre côté nous sommes très reconnaissants à nos familles voyageuses pour ces moments privilégiés avec eux. Coeur avec les doigts pour vous, la famille.

Et spéciale dédicace once again à notre cousine Claire, qu’on a embrassée à 300km de distance entre l’Argentine et la Bolivie.

Happy family !

Un site méconnu

Non loin de Puno se trouve le site de Sillustani. Au sommet d’une colline, devant une vue somptueuse, on découvre des tours  funéraires datant des Incas, mais également de l’époque précédente (celle des Collas, pour les spécialistes). On y a retrouvé un grand nombre de momies, parfois parfaitement conservées. Au musée de Puno on a vu certaines de ces momies, qui avaient encore leur peau toute parcheminée, une partie de leurs cheveux, et… leurs ongles – un détail dont Suzie parle souvent!

Happy family au sommet du site de Sullastani, devant le lac d’Umayo
Les tours faisaient plus de 12 mètres de haut

 

Titicacaland
Du côté péruvien du lac Titicaca, la grande attraction est la visite des îles Uros. On utilise le mot attraction à dessein car on s’est parfois sentis un peu chez Mickey. Les Uros sont des îles flottantes végétales ; rien que pour ça, la visite en vaut la peine car on ne marche pas souvent sur l’eau – ou plutôt sur plusieurs mètres de couches de roseau qui font un peu spouitch spouitch sous les pieds. Une île flottante peut durer plus de 50 ans – impressionnant ! Le peuple Uros a disparu au milieu du XXe siècle et des habitants aymaras de Puno ont été incités à s’installer sur les îles et à y faire revivre les traditions des Uros pour les touristes intéressés. Le gouvernement a installé des panneaux solaires sur une partie des cinquante îles actuelles, mais sinon le confort est toujours très sommaire. On peut dormir au sein d’une famille, ce qui doit être une belle expérience. Nous n’avons pas pu le faire, et sommes repartis un peu frustrés par quelques pratiques, comme le bateau-taxi-roseau à payer, les dizaines de touristes qui se pressent sur la même île au même moment, ou encore ces jeunes femmes qui ont entonné à notre départ un « Vamos a la playa – oh-oh-woh-oh-oh » tout à fait hors de propos, en agitant les mains mécaniquement dans le chant d’adieu le moins enthousiaste du monde – on les comprend…

Les petites maisons typiques des îles Uros
Des pêcheurs en partance
Tressage matinal

Quoi qu’il en soit, le lieu est surprenant, et la vie sur les îles Uros au milieu de ce lac gigantesque et mythique n’est pas très éloignée de ce qu’elle était il y a une soixantaine d’années, un « must do » donc. 

 

La plus jolie balade

On a adoré cette promenade sur l’île de Taquile, qui fait 7km de long. Il faisait beau, il faisait chaud, on a pu aller à notre rythme, on a contemplé la mer le lac – décidément on ne s’y fait pas -, dansé (cf plus bas) et mangé de la truite. Surtout, on a longuement marché  le long du sentier désert de cette île qui, apparemment, a un petit air de Capri, avec ses chemins, ses murets en pierre, ses bosquets et ses moutons. Il faudra qu’on aille vérifier!

Note pour les futurs voyageurs ; d’après de nombreux dires, l’île d’Amantani est superbe elle aussi.

L’horizon du mer-lac… au fond, la Bolivie
Sur Taquile-Capri
Pas de lamas, mais des bouclettes quand même

Hasta luego Altiplano… y ola la jungle !
Grand moment que Passage du col de La Raya à 4335m qui fait office de frontière entre la région de Puno et celle de Cuzco. En 10 minutes nous avons quitté l’Altiplano que nous parcourions depuis 2 mois, à travers le Nord de l’Argentine, la Bolivie puis le sud du Pérou. Adieu larges plaines battues par les vents, herbes jaunies par le soleil de la saison sèche, cahutes isolées au milieu de nulle part. Bonjour les champs verts fluo, les rivières, les vaches et… les arbres ! Quelle joie de voir des eucalyptus partout, et des sapins, on avait presque oublié comment c’était, une forêt 

La fin de l’Altiplano
A 4000m au col de la Roya
Avec un joli lac d’altitude
Premiers arbres en redescendant !

Moins de 24h plus tard, nous avons découvert encore un autre paysage lors de notre voyage en train jusqu’à Aguacalientes, le petit village au pied du Macchu Picchu : à cet endroit nous sommes au tout début de l’Amazonie, et c’est une jungle dense qui foisonne sur les flancs des immenses pains de sucre. Le Pérou est un pays beaucoup plus diversifié en termes de nature qu’on ne le pense ; on y trouve également des zones arides, des déserts, des plages magnifiques, l’Amazonie avec Iquitos dans le nord. Nous n’en aurons parcouru qu’une minuscule partie ; encore un pays qui nous donne envie de revenir.

En route pour Aguacalientes

 

Le « point Inca »

Entre fantasmes, légendes et souvenirs des Merveilleuses Cités d’or, on ne savait plus trop pourquoi les Incas sont si connus. On a appris plein de choses sur leur histoire et leur culture, voici ce qui nous a marqués :

  • l’empire Inca a été le plus vaste de toute l’époque pré-colombienne – jusqu’à 4000km de long. Comme vous pouvez le voir sur la carte plus bas, il comprend une partie de tous les pays que nous avons visités en Amérique du Sud – sauf le Brésil.
  • ce règne a duré moins de 100 ans! De 1439 à 1533 – date de la conquête espagnole. Hyper efficaces, les Incas.
  • tout le système des Incas reposait sur une organisation en 3 pôles ; ils avaient 3 animaux sacrés (serpent, condor et puma), 3 saisons (chaude, froide, saison des pluies), 3 dieux principaux (Pachapapa ou Pacha Kumaq, Pachamama et Mama Qucha)
  • leur langue était le quechua (coucou Décathlon)
  • les Incas étaient très belliqueux et violents : ils ont massacré ou asservi toutes les populations passées sous leur coupe
  • ils étaient d’excellents tailleurs de pierre : ils taillaient leurs pierres pour les ajuster de manière parfaite les unes aux autres – pas besoin de joints du coup! On trouve ainsi régulièrement des pierres à 7, 9 ou 11 angles… Ces champions de Tetris ont aussi créé des murs inclinés pour leur permettre de résister aux séismes 
  • ils ont inventé un système de communication très efficace basé sur les chasquis – des coureurs qui se relayaient d’un bout à l’autre de l’empire pour transmettre les messages oralement…
  • … car une des raisons de la fascination qu’exercent encore les Incas à notre époque, c’est qu’on n’a aucune trace écrite de leur histoire – pour la bonne et simple raison qu’ils ne connaissaient pas l’écriture (ni la roue d’ailleurs). Incroyable non?
  • Bien sûr, ce sont les Incas qui ont construit le Macchu Picchu. Respect éternel !
  • Last but not least : il existe bel et bien au Pérou un soda appelé Inka Cola, qui est présent dans toutes les épiceries et tous les restaurants. On a goûté ce breuvage jaune fluo et on vous la fait courte : c’est infâme. 

L’empire inca à son apogée
La ville de Cuzco, « nombril du monde » pour les incas
Le couvent de Cuzco construit sur les ruines d’un mur inca en demi-cercle
La pierre aux 12 angles du Macchu Picchu
ça, ça n’est pas une légende !

 

Fiestas péruviennes

Au mois de juin, c’est la fête au Pérou, et nous avons assisté à des festivités partout. L’occasion de voir des costumes très colorés, des musiques traditionnelles et des barbecues géants.

Saurez-vous trouver les babtous incrustés dans cette fête d’école à Puno ?
Méga-teuf dans un tout petit village de la vallée de Cuzco
Les mamans au spectacle

 

La semaine des défilés

La troisième semaine de juin à  Cuzco, pas un jour sans un défilé sur la Plaza de Armas, la place principale de la ville. Le lundi ce sont les congrégations, le mardi les artisans, le mercredi les étudiants, le jeudi les enfants, le vendredi les chars décorés, le samedi les régions environnantes, et ce jusqu’au 24 juin. Avec des danses, des musiques et des costumes différents à chaque fois. On s’est régalé.

Les mini-Incas de la maternelle
Chapeau de paille, chapeau de paille, chapeau de paille-paille-paille
Le boss
Certains chars des défilés ; des rats crevés qui représentent les politiciens corrompus, un léopard-FIFA trop gourmand, et un autel dédié à l’équipe nationale de foot !

Inti Raymi, notre chance
C’est la plus grande fête de Cuzco, elle a lieu chaque année le 24 juin, et par le plus grand des hasards nous étions justement à Cuzco à cette date. Quelle chance incroyable nous avons eue! Perchés sur les collines du site archéologique de Saqsaywaman, nous avons assisté à un spectacle qui se passait autant sur l’esplanade que là où nous nous trouvions, au milieu des Indiens venus de toute la région.

C’était une vraie marée de couvre-chefs de toutes les formes et toutes les couleurs – des casquettes, des bobs, des chapeaux de paille ou de cow-boy, des bonnets de laine, des capuche de doudoune. On était des milliers et des milliers. Autour de nous, on rigolait, on mangeait des cacahuètes, on se marchait dessus et on s’invectivait. On en a même vu certains jeter des pierres à ceux qui leur gâchaient la vue. On se bagarrait aussi, pendant que de pauvres policiers avec leurs gilets fluo, complètement dépassés, n’arrivaient même pas à atteindre l’échauffourée. De notre côté, arrivés deux heures avant le début de la cérémonie, on a socialisé avec les voisins ; un très vieux monsieur prévoyant avec son tabouret et son pique-nique, des enfants qui nous regardaient en rigolant, une famille qui nous a offert des oranges tandis qu’on leur prêtait nos jumelles. 

On a été bien contents de les avoir nos jumelles, justement. Grâce à elles on a pu voir les costumes chatoyants des   Incas qui descendaient la colline, les mouvements des danseurs en toge blanche avec leurs plumes sur la tête, les danseuses gracieuses avec leurs plateaux de fleurs, les flûtes de pan, les tambours, et même les lamas qui attendaient dans leur enclos l’heure du sacrifice. De loin sans les jumelles les enchaînements parfaits des gestes et des positions donnaient une impression de grande maîtrise, c’était très beau. On a vu l’Inca et ses grands prêtres, ils ont longuement parlé en quechua pour remercier le soleil et partagé un breuvage dans une grande coupe. On est partis avant le sacrifice des lamas et on a découvert l’autre partie de la fête ; des marchés immenses avec des stands de brochettes et de cuys partout -pour le cuy, on vous explique plus bas-, des châteaux gonflables pour les enfants des plus riches et des trous dans le sol pour faire des barbecues pour les plus pauvres. Et une foule compacte aux tissus bigarrés où que l’on regarde. Un mélange des Vieilles Charrues et de Rock en Seine à la Péruvienne. Pour les lamas, on a eu le fin mot de l’histoire ; les animaux élus sont passés sous l’autel du Grand Inca, et après un simulacre d’exécution, ce sont des hommes déguisés en lamas qui sont ressortis de l’autre côté. Ouf !

La fête de l’Inca pendant l’Inti Raymi

 

 

Belle surprise…

..que cette balade tranquille en fin de journée dans les salines de Moras, créées par les Incas grâce à un petit rio salé, dans un  très joli cadre entouré de sommets. Nous avons évité tous les mini-bus de touristes et passé un joli moment en descendant des montagnes avec trois jeunes filles des environs qui partaient en ville. On a parlé foot tout le chemin !

Salines en fin de journée
Retour au bord des salines

 

Le grand n’importe nawak
On ne prend pratiquement JAMAIS d’agence pour faire nos balades. À 5 ça revient trop cher, et puis on a dans l’idée que c’est souvent trop speed et trop organisé. Là, on a fait une exception car c’était à peu près le seul moyen d’aller voir le sanctuaire d’animaux de Cochahuasi. Mal nous en a pris. Après une visite du sanctuaire carrément expédiée, on s’est retrouvés avec une dizaine de Sud-Américains visiblement ravis du voyage devant un chaman en poncho et bas de jogging balançant au-dessus de nos têtes une longue plume de condor. Un poil « schocking » puisqu’au sanctuaire on nous avait doctement expliqué que les condors sont menacés à cause du trafic de plumes – une seule peut valoir plus de 200 euros! Toujours est-il que le chaman en jogging nous a distribué 3 feuilles de coca chacun et nous a demandé de répéter des incantations en Quechua avant de brûler les feuilles d’un air inspiré. Les enfants ont fait subtilement remarquer qu’il nous demandait peut-être de répéter des bêtises et des gros mots vu qu’on n’y comprenait rien. Il semblait tout de même sincère, mais un peu perdu. Et avec le bas de jogging on ne pouvait pas le prendre au sérieux (NDLR : on est d’accord, même les chamans ont droit aux survêtements, mais à la maison, non?). Bref, il a ensuite agité la fumée sous nos nez -une sorte de bénédiction certainement-, puis on s’est tous aspergé d’une petite eau de Cologne locale. Tout ça a duré une dizaine de minutes à tout casser, mais ça nous a semblé une éternité. Le maître de cérémonie est ensuite passé parmi nous avec une petite bourse à pourboire et un guide arrivé de nulle part nous a expliqué que « la réciprocité est un principe de la culture andine : le chaman vous a donné, il est bon de lui rendre » avant de proposer à tout le monde une séance photo. Non merci, mais nos compagnons de spectacle se sont précipités. Bref, l’exemple type d’une culture locale remarquable mais complètement dévoyée par le tourisme de masse 🙁

Mister chaman avec sa grande plume

 

Last but not least…

On a TOUS déjà vu ces images du sommet de la cité inca dans la brume, du coup on avait très peur d’être déçus en arrivant au Macchu Picchu. Genre « ah tiens ça paraît plus grand en photo ». Et il faut dire que l’expédition jusqu’à la porte d’entrée du site est épique à plus d’un titre. Mais une fois là-haut… woaw… on vous a carrément préparé un article spécial pour tout vous raconter.

A 2400 mètres, caché dans la jungle, THE Macchu Picchu

 

Les news en vrac

L’animal du mois (âmes sensibles et amis vegans : passez directement au chapitre suivant)

Le cuy – qui se prononce cou-ï, on vous laisse imaginer les blagues hilarantes qui n’ont pas cessé. C’est une espèce de cochon d’Inde très répandue au Pérou, surtout dans les assiettes. On l’a même retrouvé, à notre grande surprise, dans la cathédrale de Cuzco… dans l’assiette du Christ et de ses apôtres ! Les Péruviens consomment plus de 25 millions de cuys par an, surtout lors des jours de fêtes où l’on voit beaucoup d’étals proposant des brochettes de cuy rôti avec un piment dans la bouche. On a goûté très vite fait ; il n’y a pas grand-chose à manger, et la chair de l’animal ressemble à celle du lapin, mais avec un goût de grenouille. Hyper bizarre, on n’a pas réitéré l’expérience. Et puis c’est quand même beaucoup plus mimi avec des poils, ces bêtes-là n’est-ce pas?

En haut, les cuys poilus – en bas les cuys rôtis
Scoop de la gazette : pour son dernier repas, Jésus avait commandé un cuy !

 

 

On récapépète (Lucas ne cautionne pas ce sous-titre, d’après lui il s’agit d’une blague des années 80. On a vérifié, il a raison)
On vous parle depuis longtemps d’alpaga, de lama, de vigognes et de guanaco : voici un petit imagier pour vous aider à ne pas vous tromper si d’aventure vous croisiez un de ces camélidés au coin de votre rue.

En haut : un lama classique et un lama suri (chevelu) / en bas à g. : un guanaco / en bas à droite : un alpaga. Fastoche non?

 

On a failli les louper

Ç’aurait été dommage de quitter le Pérou sans en voir de près les deux stars de l’Amérique du Sud, le puma et le condor! Derrière des grilles pour le gros matou, au milieu de sa verrière pour le condor, ils sont impressionnants même en captivité. À faire donc, au petit sanctuaire de Cochahuasi, mais en vérifiant bien qu’il n’y a pas l’option « chaman en jogging »…

Ok, un gros chat et un dindon et on en fait tout un plat? Bon, d’accord, en face-à-face dans les montagnes ça doit piquer un peu…

 

Le plus grand fou rire
La danse matrimoniale de Simon et Anne-Laure, au milieu du lac Titicaca, avec des habitants de l’île de Taquile. Un grand moment. On a aussi la vidéo, si vous êtes prêts à payer on vous envoie notre RIB 😉

My-thique…

 

Des effets inattendus des paris idiots

Vous qui nous suivez depuis des semaines, des mois, certains depuis le début, vous avez suivi l’évolution capillaire de Lucas. Vous l’avait-on dit? Notre jeune pré-ado veut à tout prix gagner le pari fait avec son père avant le départ : ne pas se couper les cheveux pendant tout le tour du monde. L’enjeu? Ni plus ni moins qu’un téléphone portable (qui serait son premier). Résultat : notre mini-Rahan se fait régulièrement refouler des WC pour « hombres« , ce qui génère évidemment des éclats de rire hystériques du côté de son frère et de sa soeur. En tout cas le pari est en passe d’être remporté. Morale de l’histoire : attention aux paris idiots! (mais la marque du téléphone n’a pas été précisée, et un Nokia 3310 c’est hyper vintage donc hyper mode, non?)

 

On se connaît, non?
Ça c’est toujours rigolo, quand on retrouve en cours de route des voyageurs croisés dans d’autres pays. À Cuzco on a retrouvé un couple de Copacabana, une Chilienne avec qui on avait travaillé à sauver les forêts chiliennes à Santiago, la famille des « Ker et la boussole » rencontrée en Bolivie, Laetitia du salar d’Uyuni, et on a raté de peu nos copains d’Humalea. Cuzco = the place to be pour les baroudeurs d’Amérique latine.

 

Une petite ville qui mérite bien son nom 
Voilà pourquoi la petite ville dans laquelle tout le monde débarque pour voir le Macchu Picchu s’appelle Aguacalientes : on y trouve des eaux chaudes naturelles absolument idéales après une journée à crapahuter dans la cité inca. On a a-do-ré (mais pas évité pour autant les plus grosses courbatures de ces 10 derniers mois) .

Le rêve après une journée démarrée à 4h du matin !

 

Le coup de bol
Grand moment d’absence de l’un d’entre nous -on ne citera personne, mais sachez juste qu’il est barbu- en partant un matin tôt de la ville de Puno et oubli de la DX One dans notre auberge. Kesako la DX One ? Un petit bijou de technologie qui nous permet de faire de très jolies photos en augmentant largement la qualité de l’iPhone. On s’en est aperçu dans le bus nous menant à Cuzco, on a passé des coups de fil, et le trésor est arrivé le lendemain dans le bus suivant, pile pour immortaliser notre journée au Macchu Picchu. Merci à la patronne de l’auberge et à l’agence de bus qui ont assuré. Morale de l’histoire : pas la peine de paniquer, il y a toujours une solution à tout.

Les supporters les plus motivés

On s’est levé à 4h45 du matin. Oui, 4h45 pour France-Australie. C’est la première fois depuis le début du voyage que Nino est sorti aussi vite de son lit – malgré le froid glacial. Même à l’aube on a sorti les écharpes, le maquillage et les fanions bleu-blanc-rouge apportés par nos visiteurs. 

Motivés… mais avec la couette!

 

Le match tant attendu

Depuis le 11 décembre exactement, date du tirage au sort des matches de poule de la coupe du monde, on savait qu’on serait au Pérou pour France-Pérou. C’est dire si on était préparés, et même ultra-équipés grâce au tonton super fan de foot qui nous a apporté moult écharpes, bonnets et maillots pour supporter dignement nos Bleus. La ville de Cuzco a déçu beaucoup de locaux et de touristes – nous les premiers – en ne mettant pas en place d’écran géant sur sa place principale, mais on a suivi le match dans un bar au milieu de plein de Péruviens et c’était très chouette. On n’a pas trop fait les malins après la défaite des Incas synonyme d’élimination du Mondial car on avait entendu parler du sang chaud des supporters péruviens, mais au contraire on a reçu plein de témoignages très sympas et on a continué à beaucoup parler foot pendant toute la suite de notre périple. Arriba Perú, vraiment!

Et arriba les Bleus

Et sur le même sujet, ne manquez pas l’article de Nino sur le foot en Amérique du sud

 

Le double anniversaire

On ne vous l’avait pas dit, mais maintenant on peut : depuis notre départ de France, Lucas voyage avec un faux passeport. Ou plus exactement, un passeport qui comporte une (grossière) erreur. D’après ce document il est né le 20 juin 2006, alors que dans la vraie vie (on peut vous le confirmer) il est né le… 25. La raison de ce bug? Lorsque nous avons fait refaire tous nos passeports, la sous-préfecture des Hauts-de-Seine, pour ne pas la nommer, a commis plusieurs erreurs, d’abord sur le nom de Lucas et sur son prénom. Nous avons renvoyé le passeport. Il est revenu avec les mêmes erreurs. Puis avec une erreur sur la ville de naissance. Passeport renvoyé à nouveau – la date de naissance était bonne. Mais à la dernière réception, nous avons vérifié les précédentes erreurs sans imaginer qu’une autre faute avait été ajoutée! Et en plus, il était temps de partir. Bref, on ne s’en est aperçus qu’une fois en route. Du coup on a fait bien attention de déclarer à chaque douane la fausse date de naissance de Lucas. Et il ne s’en est pas plaint, car on a fêté son anniversaire 2 fois ; avec Simon et Anne-Laure d’abord pour « l’anniversaire passeport », puis tous les cinq le « vrai jour », pendant un après-midi chocolaté où nous avons découvert le travail du cacao depuis la fève jusqu’à la tablette de chocolat. Un anniversaire bien gourmand!

 

Le faux anniversaire – avec une vraie bougie Guerrero collector !

 

La sortie la plus mouillée

On l’avoue : à Lima, nous n’avons pas fait grand-chose. On était vidés, crevés, et désireux seulement de recharger les batteries. On a béni les températures printanières – 15 degrés le jour ET LA NUIT – ainsi que les douches chaudes qui nous ont revigorés. On n’a pas vu le ciel – caché par l’épais smog caractéristique de la capitale péruvienne- mais on a regardé France-Argentine, et on a fait une seule sortie en ville pour déambuler dans les rues et découvrir le plus grand spectacle de fontaines au monde. Une balade urbaine très sympa, et un Lucas avec le poil tout mouillé en repartant.

La féérie des fontaines de Lima

 

Routard VS Lonely, le match des guides de voyage

On se pose toujours la question, mais pour le Pérou on peut vous le dire, car grâce à nos visiteurs on a testé les deux versions : le Guide du Routard l’emporte très largement. Cartes des villes plus détaillées, anecdotes plus intéressantes, vrais bons plans et surtout une section sur le Macchu Picchu très complète (historique ET conseils logistiques). Le Lonely Planet était très nettement en-dessous (et plus cher, souvent). Ça confirme aussi tout ce qu’on a observé depuis le début du voyage. Bémol évident : si on ne veut SURTOUT pas croiser de Français… il faut éviter le Routard! 

 

Nos rencontres préférées

Un de nos plaisirs favoris en voyage, c’est de rencontrer des enfants. Dans tous les pays que nous traversons, ils sont en général toujours très intéressés par nos 3 blondinets, qui sont eux-mêmes heureux de communiquer avec des enfants de leur âge. Même quand on ne se comprend pas, on se comprend 😉 Jusqu’ici nous avons publié très peu de photos d’enfants (et même d’adultes locaux d’ailleurs) sur les réseaux sociaux ou notre blog, car on se pose beaucoup de questions sur cette pratique. On n’aime pas vraiment que des gens photographient nos enfants sans nous demander notre autorisation, et encore moins qu’ils les publient sur Facebook sans qu’on le sache. Ce ne serait pas très sport de le faire à notre tour – même si ça fait plein de likes… Donc notre règle a été : aucune photo d’enfant sur Instagram ou le blog sauf pour des photos prises avec nous. Pas de gros plan hyper photogénique qui fait plein de likes. Évidemment c’est notre règle à nous, on ne juge pas, et on trouve souvent les photos d’enfants, ou de jeune fille, ou de vieux monsieur à la pipe absolument magnifiques. C’est juste qu’on ne se sent pas à l’aise en pointant notre iphone sur eux, et c’est tout à fait personnel. Bref, voici quelques-uns des gentils minots croisés sur nos routes péruviennes.

Des Uros à Cuzco en passant par Taquile
Notre star !

 

Et l’école dans tout ça?

On varie les plaisirs. Pour changer on a fait, depuis une petite chambre d’auberge avec une bonne connexion wi-fi -ce qui n’est pas toujours évident- un « cours d’internet » sur l’histoire du réseau, la différence entre un serveur, un navigateur et un site web, des astuces pour ne pas croire les fake news et pour éviter les dangers des réseaux sociaux. Le meilleur cours de l’année, dixit les trois enfants 😉 Sinon, pour en savoir un peu plus sur la façon dont nous avons vécue « l’instruction en famille » cette année, vous pouvez lire cet article, « Avoir ou être« , qui n’a pas été facile à écrire mais qui a permis de mettre des mots sur plein de réflexions…

 

What’s next?

Nous avons quitté l’Amérique du Sud en laissant un peu de notre coeur sur ce continent sauvage, pas toujours facile d’accès, mais incroyablement attachant quand on prend son temps à arpenter ses chemins et ses montagnes, à discuter avec ses habitants dans leur langue et à comprendre l’histoire de ces peuples au passé tourmenté. Un long voyage en Amérique du Sud, c’est partir à la rencontre de populations rugueuses et  chaleureuses à la fois, c’est un voyage qui amène plein de questions  sur soi-même, les autres et l’état du monde, et nous avons beaucoup appris ces 5 derniers mois. 

 

Prochaine étape : le Mexique, vers lequel nous volons avec un enthousiasme difficile à vous décrire. Ce pays nous rapproche inexorablement du retour vers notre pays natal, mais il signifie tellement d’autres choses : la chaleur tout d’abord -on a eu un peu froid ces derniers temps, on vous l’avait dit?-, la cuisine mexicaine tellement vantée, les pyramides mayas et aztèques, Frida, et surtout nos amis franco-mexicains que nous nous réjouissons de retrouver. Mexico, on arrive !

Quant à vous, passez un magnifique été dans cette belle France aux deux étoiles – parce que oui, on a du retard dans nos gazettes mais en vrai on sait qu’on est CHAMPIONS DU MONDE et on vous racontera ça aussi bientôt ! Et pour tous ceux qui partent en ce moment pour quelques jours, quelques semaines ou quelques mois découvrir de nouveaux horizons : bonne route à vous, ouvrez grand les yeux et n’oubliez pas de savourer 😉

On vous quitte avec notre tube de l’été 2018, en haut de la Montaña Picchu – sur un air soufflé par Simon, aussi notre cameraman du jour.

Caroline, Marc, Lucas, Nino et Suzie

 

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La smala
juillet 23, 2018 at 12:06 Répondre

On vous adore dans le tube de l’été 2018!!!

MalakFamily
juillet 23, 2018 at 17:07

Ha ha vive les Village People 😂

MalakFamily
juillet 23, 2018 at 17:15

Ha ha viva los Village People en Perú 🎤🕺

Papito
juillet 24, 2018 at 22:39 Répondre

Bravo pour les efforts sportifs de la Malakfamily, mais les enfants sont-ils bien conscients de ce qu’ils ont fait?
Sauront-ils que répondre quand on leur proposera une petite randonnée aux Chalets de Furfande? au sommet Bucher? au Grand Morgon?
Encore bravo pour toute cette fraicheur et cet enthousiasme!
Tous ces reportages vont nous manquer après votre retour
Continuez de bien profiter

Sandrine SL
juillet 24, 2018 at 23:42 Répondre

Mais comment vais-je faire sans ma gazette ? Je sais je sais maitenant tu vas écrire la gazette du retour du tour du monde.
Tout ce que vous allez retrouver si identique et si différent.
J’ai hâte de te croiser à la boulangerie.

Riviere G.
juillet 26, 2018 at 12:39 Répondre

Vous m’avez fait rêver….Perou_Bolivie_Titicaca_Machupichu …c’etait en 1970 ! il y a donc bientôt 50ans ! le premier voyage d.un mois que »Nouvelles Frontières «  toute jeune organisation de voyages,  improvisait, sous la forme aventure » . Pas de  gringos à l époque et nuit à la belle étoile . j.y étais et en rêve encore vous pensez bien !
Grand merci pour ce tour du monde que vous nous avez fait partager
Tayev

Madine
juillet 28, 2018 at 15:16 Répondre

En vous lisant, j’ai revécu notre magnifique voyage au Pérou …paysages, bus, fêtes locales avec les femmes péruviennes déchaînées, repas de cuys, découverte du Machu Pichu, montée au Huana Pichu, lac Titicaca, Cuzco avec le fameux tableau dans la cathedrale , les salines…
Mais l’ile De Taquile est mille fois plus belle que Capri! Et surtout plus authentique!
Un grand bravo , spécialement a Suzie, pour votre ascension qui a récompensé vos efforts !
A très bientôt pour en parler de vive voix!

Noelle et Philippe D.
juillet 29, 2018 at 21:26 Répondre

Une fois de plus, quel bonheur de vous lire, sur l’inoubliable Pérou, cette fois !
Reportage on ne peut plus complet, avec de si belles photos traduisant votre enthousiasme familial!

Vous nous avez fait revivre tant de sensations de notre virée péruvienne de septembre 2002…
Un très grand bravo, particulièrement à vos trois têtes blondes, pour l’ascension du « Macchu Picchu » ! Quel panorama exceptionnel !
Nous y avions eu les quatre saisons sur la même journée avec les brumes qui se déchiraient dévoilant tout le mystère de ce site d’exception.
Nous avons adoré votre « tube de l’été », qui en surprendra plus d’un, au détour d’un chemin dans l’Embrunais, le Guillestrois ou le Queyras, en août, derrière Madine et Papito…

Merci du fond du coeur de nous avoir partagé votre rêve tout au long de ces mois d’aventure.
NOEPHI, reconnaissant.

Emmanuelle C
août 1, 2018 at 19:57 Répondre

Hello, toujours autant de plaisir à lire vos aventures ! Cela permet de se replonger dans les voyages faits par le passé dans les magnigiques Pérou et Bolivie. De les découvrir aussi sous un autre angle . Et de découvrir tout plein d’autres choses . Ce que vous vivez est fabuleux, profitez en au max !

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