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Chers amis lecteurs amateurs de voyage, d’aventure et de suspense, on vous gâte ! Après la peste à Madagascar, on vous a réservé un bon petit stress à Bali grâce aux éternuements et aux grondements du Maître Agung. Bon, franchement, de notre côté on s’en serait bien passé. Mais maintenant qu’on a réussi, après moult péripéties, à quitter Bali, on vous raconte tranquillement les bons et les moins bons moments de ces derniers jours au paradis.

 

Point météo 

 la saison des pluies en Indonésie, c’est pas de la rhétorique. Orages démentiels qui nous réveillent en pleine nuit, pluies torrentielles (mais chaudes) qui nous mouillent jusqu’aux os en rentrant de balade avec de l’eau parfois jusqu’aux chevilles, spectacle pyrotechnique nocturne d’éclairs qui illuminent ciel et mer depuis notre île : nous n’avons pas manqué d’eau pendant ces 3 dernières semaines, de Keliki aux îles Gili.

 

La maison de Robinson Crusoë 

Merci à la famille française croisée à Sanur, qui nous a conseillé cette île de rêve, sans voiture ni scooter! La cabane en bambou de Sunset Gecko a été un de nos plus chouettes hébergements depuis le départ, et le moins cher (27€ par nuit pour 5). A ce prix-là, on avait une literie en bois et des trous dans les moustiquaires, certes… mais aussi un hamac dans lequel Lucas a passé une nuit, une salle de bain extérieure XXL, vue sur la mer, banana pancakes au petit dej sur la plage et au bout de cette plage des poissons à foison !

 

Notre modeste cabane en bambou…
La salle de bain – ouverte, comme presque partout à Bali
Breakfast de rêve
A Gili Meno, il n’y a que des chevaux…
ou des vélos…
Maliki, Catur, Nonnie et le reste de la super team du Sunset Gecko

 

Le monde de Nemo, au paradis 

l’île de Gili Meno est minuscule. On en a fait le tour complet à pied en moins de 2h (à l’allure d’une petite fille de 5 ans ½), et il n’y a pas de voiture ni de scooter. C’était la « low season », et beaucoup des quelques touristes présents avaient décidé de fuir le volcan. On était donc vraiment pas loin de l’île déserte. Et, cerise sur la papaye, c’est le paradis des poissons ! Avec masque et tuba, en partant de « notre » plage, on a vu tous les jours des centaines de poissons, des coraux multicolores, et d’autres surprises encore, qu’on vous raconte ailleurs…

On est d’accord, c’est un métier de filmer la vie sous-marine. Et ce n’est visiblement pas le nôtre.. Donc les petits points dans le bleu, là, ce sont des poissons.
Plus faciles à photographier : une maman-mérou avec sa fille-mérou !

Le grand bleu 

Lucas et Nino ont eu la chance incroyable de faire leur baptême de plongée dans cet endroit de rêve… il fallait un adulte pour les accompagner, MalakMum s’est sacrifiée. Quel moment incroyable que celui où, à 9 mètres de profondeur, près d’un mur de corail rempli d’anénomes et de poissons-lions, vous levez les yeux et voyez la surface de l’eau que traversent les rayons du soleil, et en ombre chinoise au milieu d’un banc de poissons quatre plongeurs dont vos deux garçons, arnachés avec leurs combinaisons noires intégrales, leurs énormes bouteilles d’air, leur masque et leur détendeur qui les fait respirer comme Dark Vador ; cet instant où vos fils, ceux qui étaient des bébés il n’y a pas si longtemps et qui sont maintenant des petits hommes ébahis par la beauté du monde, ces fils-là vous voient et vous font un « ok » avec les doigts pour dire que tout va bien, très bien, plus que bien même, parce que c’est un truc de dingue d’être entièrement sous l’eau et de nager avec des poissons.. Quelle émotion quand on remonte tous les trois dans le bateau et qu’on a tous le sourire jusqu’aux oreilles et des murènes, des concombres de mer, des Nemo et des tortues dans les yeux. C’est promis, un jour, on plongera tous les cinq, parce qu’il ne manquait que Marco et Suzie pour que cette émotion égale celle de nos lionnes….

 

Juste avant de partir pour le monde du silence

 

 

Les 4 trucs qu’on a failli perdre en 1 semaine

(et qui ne se rachètent pas vraiment à l’épicerie du coin) :

  • les journaux de bord des 2 filles => oubliés dans notre guesthouse de Sanur en partant pour l’île de Gili Meno. On a réussi à prévenir la propriétaire, et on a fait un détour au retour, 6 jours plus tard. Ouf.
  • L’appareil dentaire de Suzie => perdu sur Gili Meno, lors d’un petit déj sur la plage. On a fouillé les serviettes et le sable désespérément, puis on a dit au revoir au palais rose pailleté de la choupette, en se demandant comment on allait l’annoncer dans la gazette sachant que notre super orthodontiste la lit… Et finalement, l’appareil est ré-apparu dans la pochette de l’appareil photo ! On n’a toujours pas compris comment, mais on est très contents, et promis Docteur on fera encore plus attention. Re-ouf.
  • Le chapeau de Lucas, fabriqué et offert par les mamans de l’association Mitsiky, et qui a donc une énorme valeur sentimentale => oublié sur le speedboat qui nous ramenait de GiliMeno. Caro s’en est aperçue, Marco a couru, le bateau était reparti. Un immense merci jeune homme dévoué de l’équipage qui a sauté du bateau tout habillé et qui a presque perdu son short pour nous rapporter le couvre-chef. Re-re-ouf.
  • La carte bleue de la famille => Perdue de vue pendant 48h, a failli passer à la poubelle. Retrouvée à l’aéroport dans une poche quelconque du sac à dos. Là c’est carrément MEGA OUF.

Voilà, c’était la semaine de la MalakEtourdieFamily. Promis, on se reprend avant d’oublier un enfant !

 

Les volcans et nous, toute une histoire

On devait aller sur Java pour faire les ascensions des monts Bromo et Iljen, ça a été raté à cause de nos extensions de visas qui nous ont retenus sur Bali. On a donc décidé de monter Batur ; la première fois on a annulé à cause de pluies torrentielles, et la seconde fois nous n’avons pas pu faire l’ascension car… Agung commençait à rugir sacrément, à quelques kilomètres de là. Bref, il faudra que l’on grimpe sur un volcan ailleurs. On en a repéré en Nouvelle-Zélande!

 

Agung un jour, Agung toujours 

Pendant ces 6 semaines à Bali, nous avons beaucoup parlé du volcan-dieu de cette île, qui s’était réveillé quelques semaines avant notre arrivée. Beaucoup de voyageurs ne parlaient que de lui. Tous les locaux nous remerciaient de ne pas avoir été impressionnés par la couverture médiatique exagérée, et d’être venus quand même. Nous avons au début observé son petit panache blanc, nous lui avons tourné autour en voiture quand le périmètre de sécurité l’a permis, nous l’avons perdu de vue en allant à Keliki, et enfin nous avons passé 5 jours en face de lui, en sécurité mais fascinés par les énormes fumées grises de cendres qui sortaient de son cratère béant. A Gili Meno, on se levait avec Agung, on mangeait, nageait, jouait sur la plage en le regardant, on se couchait en se demandant comment on allait le retrouver au réveil. On s’est dit qu’on ne pouvait pas comprendre Bali si on ne comprenait pas la relation de ses habitants à Agung, ce volcan qui nourrit les populations depuis des millénaires en rendant la terre si fertile, cette montagne dont les Balinais utilisent la pierre volcanique pour construire leurs innombrables temples, mais aussi ce monstre qui les terrorise et qui tue lorsqu’il s’énerve.

Nous avons ressenti la peur, l’inquiétude. Nous avons été gênés par les fermetures de l’aéroport, nous avons stressé pour notre avion. Mais nous savions que nous étions de passage, et que nous avions les moyens de partir. Alors nous avons surtout pensé aux Balinais que nous avons croisés, réfugiés dans des centres d’hébergement après avoir quitté leur village, leur maison, leur bétail, leur travail, certains depuis 2 mois. Et nous avons pensé aux locaux et aux Français avec qui nous avons discuté, dont le job dépend beaucoup ou entièrement du tourisme, et qui sont directement impactés par les annulations de séjours des touristes. Cette éruption qui dure est déjà une catastrophe économique pour toute l’île. On va beaucoup penser à eux.

On se l’est dit, tous les 5 : ça n’arrive pas à tout le monde de vivre l’éruption d’un volcan-dieu. On ne l’oubliera jamais.

 

L’instant gourmand

On salivait depuis 15 jours devant leur compte instagram qui est à tomber, on en parlait tous les cinq avant de se coucher en imaginant ce qu’on choisirait… Le jour où nous avons pu goûter les spécialités de Poule de Luxe, la meilleure pâtisserie de Bali (c’est même pas nous qui le disons, c’est Tripadvisor !) tenue par nos amis Mathieu et Violaine, a été un jour béni. Nous venions simplement de quitter Gili Meno, mais un observateur extérieur aurait pu croire que nous n’avions pas mangé depuis 3 semaines, ou que nous sortions de prison. Il faut l’avouer : on s’est littéralement jetés sur les exquis petits choux entourés de craquelin, la délicieuse tarte au citron meringuée (hmmm cette pâte sablée), les macarons magiques, le brownie fantastique, le fondant au chocolat (sans gluten) homérique, les viennoiseries meilleures qu’à Paris, et la divine tarte chocolat-caramel qui est une spécialité de la maison. C’était comme Augustus Gloop qui débarque dans la grande chocolaterie. On savait qu’on était une famille de gourmands, mais on n’avait pas l’impression d’être en manque à ce point. Bref on a craqué, on a croqué, on s’est régalé !

Quand la gentille @MalakFamilyLego déguste poliment les meilleurs gâteaux de Bali…
…les zombies morts de faim attaquent !

 

Un moment très attendu 

 ça nous avait manqué, à nous les parents, autant que le chocolat… nous sommes sortis sans les enfants !! Une vraie soirée au resto avec des adultes, à bien manger, boire des bières et discuter. Merci à Mathieu et Violaine, et à leurs amis Jérémie et Emeline (qui ont une agence de voyage spécialisée dans l’Asie – l’Inde et la Birmanie en particulier, bon à savoir…) on a parlé travels toute la soirée, génial. Et les enfants ont passé un moment parfait avec Eliot et la baby-sitter ; film, pop-corn et pâtisseries de Poule de Luxe !

 

Le jour le plus long 

 le vendredi 1er décembre. Après une semaine d’éruption passée à vérifier plusieurs fois par jour la fumée du volcan, le sens du vent, l’ouverture ou la fermetures des aéroports, les décisions des compagnies aériennes, les possibilités de plan B, C, ou D pour évacuer l’île (par voiture, ferry et bus), à passer par des hauts (à J-2, youpi, aéroport ouvert !) et des très bas (à H-10, arrrrrrg vol annulé…), nous avons finalement décollé le jour J, après 2 annulations de vols, 3 rebooking, et une journée dans le hall de l’aéroport. Enorme soulagement, parce que si on n’arrivait pas à Jakarta à temps pour nos vols en direction de Bangkok pour Yangoon, ça allait être très très compliqué pour la suite…

 

Et maintenant ? On vient d’arriver à Jakarta, prêts pour de nouvelles aventures. Un immense merci à ceux qui nous ont permis de mettre au point tous nos scenarii de sortie de l’île ; l’équipe du Sunset Geko, SuperCaro C derrière son ordi à Paris, et bien sûr Mathieu et Violaine qui nous ont nourris, hébergés et conseillés. On a enfin pu programmer les articles écrits depuis des semaines mais que nous ne pouvions pas publier faute de wi-fi performant. Désolés pour la rafale, et bonne lecture 😉

 

De notre côté, en route pour la Birmanie, à très vite donc, Madine et Papito ! Et bon début d’hiver à tous en métropole !

Bises

Tous les articles sur Bali :

Détendus à Uluwatu…

 

 

 

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Tatie Julie
décembre 4, 2017 at 21:01 Répondre

J’ai (encore) pleuré sur le grand bleu…..

Danièle et Jean-Louis Coquin
décembre 5, 2017 at 16:16 Répondre

oui, c’est la rafale, mais on suit, on suit
Avec un immense plaisir !

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